

Rendez-vous est pris avec Denis Chaboud du club d'exploration sous-marine de Monaco, le CESMM (voir plus loin), seule structure habilitée à réaliser une plongée loisir sur ou plutôt sous la digue.
Semi-flottante, cette dernière a été construite pour l'amarrage des imposants navires de croisière. Elle est tenue d'un côté par une rotule (à l'ouest) et par des chaines sur sa façade est, c'est à dire extérieure et lieu d'immersion autorisé.
Si l'exploration vaut pour l'ambiance hors du commun, étant donnée la démesure de l'infrastructure avec d'énormes chaines plongeant à plus de 60 mètres de profondeur et dont les maillons font près de la moitié du corps d'un plongeur, il s'agit d'une immersion relativement technique, avec mise à l'eau en pleine mer et passage sous plafond dans une relative obscurité en son point central.
Située à trois minutes de navigation à peine depuis les locaux du CESMM, ses membres peuvent témoigner de la colonisation progressive par la vie marine de la digue. En saison, des thons sont régulièrement observés, cherchant un abri temporaire ou quelques nourritures.


L'exploration de cette digue est proposée à l'occasion et sous certaines conditions, au grand public, avant tout des pratiquants confirmés (immersion sous plafond avec un fond de 60 mètres). Pour cela, il faut prendre contact avec le CESSM.
Son président d’honneur est S.A.S. Le Prince Albert II, et Roger Mullot le préside au quotidien avec sa dynamique équipe, proposant un éventail d’activités sous-marines.
Ce club monégasque a été créé en 1951, à une époque où les aventures sous-marines du Commandant Cousteau et de son équipe, commençaient à marquer les esprits, et les marqueront d'ailleurs durablement, et ce sur plusieurs générations.
Il est à souligner d'ailleurs que Monaco a servi de base pour la célèbre Calypso avant son départ pour explorer les mers du globe. Cousteau a a également officié de 1957 à 1988 en tant que directeur du musée océanographique, qui surplombe quasiment les locaux du CESSM !

Actuellement, et ce jusqu'à la fin de l'année au moins, le musée propose une nouvelle exposition immersive et interactive, baptisée « Méditerranée 2050 ».
Elle invite à un voyage spatio-temporel, en quatre étapes, pour imaginer ce que pourrait devenir la Méditerranée d’ici 2050
