Avec Sea-Doo en Finlande pour une présentation de la gamme 2026

Gaspard Clot-faybesse
Publié le 23 juin 2026, modifié le 20 juil. 2026
Sur un lac de Finlande. © Sea-Doo
Une invitation en Finlande de la part du groupe BRP pour découvrir la gamme Sea-Doo 2026 ne se refuse pas. Prise en main, ressenti et avis sur les différents modèles de la gamme testés lors de ce séjour.
Les lacs de Finlande, de superbes terrains de jeux en motomarine.© DR
The Lake House. © Sea-Doo

Sea-Doo est une marque que j’apprécie depuis mon jeune âge. D’abord à travers la lecture des catalogues, puis pour de vrai, assis tout d’abord à l’arrière pendant que mon père pilotait avant, enfin, de prendre les commandes une fois l’âge légal atteint et mon permis en poche.

Autant dire qu’une fois arrivé en Finlande à la Lake House de Sea-Doo, mon regard plonge depuis la terrasse sur le dock : mes yeux sont gentiment caressés par le line-up formé par ces nouveaux modèles, tout beau car tout droit sortis d’usine.

En s’avançant sur le dock, on fait la rencontre de modèles assez génériques, remis au goût du jour, comme les GTR, GTX ou GTI. Mais on y croise aussi de petits nouveaux.


La gamme 2026 en plein test, en attente dans une écluse. © Sea-Doo

L’Explorer Pro

Celui qui se démarque le plus, est l’Explorer Pro, une motomarine de 3,73 mètres de long développant 230 chevaux, pensée avant tout pour l’exploration plutôt que pour la recherche de performances pures. Son réservoir de 70 litres, son immense plateforme arrière et son système LinQ permettent d’emporter facilement jusqu’à 100 litres de matériel, auxquels peuvent s’ajouter d’autres accessoires fixés directement sur la plateforme

Ce qui attire tout de suite l’attention est son pare-brise Touring - une première dans l’industrie -, ses protections avant et son importante plateforme arrière. Une allure presque « utilitaire » qui lui procure un caractère immédiatement identifiable.

L’Explorer Pro présente une esthétique qui colle à sa fonction de tout-terrain. On a davantage l’impression d’observer un véhicule d’expédition conçu pour partir plusieurs jours qu’une motomarine traditionnelle. Son esthétique inspire immédiatement confiance et donne envie de s’éloigner du port plutôt que d’enchaîner les accélérations près de la plage.

Au niveau du pilotage, on a l’impression de conduire un SUV sportif qu’un père de famille pourrait utiliser pour se rendre au travail.

Mais c’est en poussant les limites de cette machine que l’on comprend qu’à 8 000 tr/min, sur un lac reflétant parfaitement ses alentours, cette machine devient intéressante. Elle accroche les virages, monte en puissance rapidement, est confortable et surtout agréable. Quatre heures de navigation ne font pas peur à bord d’un tel modèle.

Reste désormais une interrogation : est-ce que cette philosophie tournée vers le voyage s’exprime dans une mer plus formée, où vent, houle et clapot viendraient pleinement mettre à l’épreuve son confort et sa stabilité ?

En observant cette plateforme arrière généreuse et les multiples points de fixation LinQ, il est difficile de ne pas imaginer une déclinaison pertinente pensée pour assurer sécurité et surveillance.

Avec une configuration intégrant, par exemple, une civière légère, des rangements dédiés au matériel de secours, une oxygénothérapie, des systèmes de communication ou encore un support pour bouées et lignes de vie pour faire de l’Explorer Pro un véritable poste d’intervention mobile. Son autonomie, sa stabilité et sa capacité d’emport en feraient un outil particulièrement intéressant et fiable pour sécuriser des compétitions organisées sur des lacs parfois difficiles d’accès comme en milieu marin.


L'Explorer Pro © Sea-Doo

Le RXP-X

Chevauchant maintenant le RXP-X et ses 325 CV, je prends quelques minutes pour me connecter aux enceintes, particulièrement puissantes, lors du passage d’un écluse.

Écluse passée, je m’empresse d’enclencher le mode Sport, d’augmenter la musique et de chausser mes lunettes Sea-Doo prêtées par la marque pour l’occasion.

C’est au moment où mes doigts se sont posés sur la gâchette des gaz que je réalise le pourquoi de la puissance des enceintes. Les ingénieurs Sea-Doo ont compris qu’à 120 km/h sur l’eau, la musique devient difficile à écouter correctement sans un tel système.

J’ai conduit différentes motomarines, mais je n’avais jamais mis les mains sur une machine aussi rapide, maniable et fun que celle-ci.


Le RXP-X en action. © Sea-Doo

Et l’électrique dans tout ça ?

La motorisation électrique se généralise sur de nombreux marchés de nos jours. Mais pourquoi donc Sea-Doo, numéro un mondial en termes de PWC (Personal Watercraft), à la pointe de la technologie et avant-gardiste grâce à ses systèmes innovants comme l’iBR ou l’iDF, ne présente-t-il pas une machine électrique ?

En fait, l’électrique n’est pas absent des réflexions de BRP, bien au contraire. Grâce aux technologies développées dans les autres divisions du groupe, les compétences sont déjà présentes.

Mais aujourd’hui, une motomarine impose des contraintes particulièrement exigeantes : autonomie, poids des batteries, puissance disponible sur une longue durée, temps de recharge ou encore fiabilité dans un environnement aussi contraignant que l’eau salée.

Tout est affaire de compromis, et ces compromis ne répondent pas encore au niveau d’exigence que Sea-Doo s’impose.

En d’autres termes, la technologie existe, mais elle n’est pas encore suffisamment mature pour proposer un produit capable de satisfaire les standards de la marque. Plutôt que de commercialiser une machine imparfaite, le constructeur préfère attendre que l’équation technique soit réellement résolue.


Du fun avant tout ! © Sea-Doo
Et encore du fun ! © Sea-Doo

En conclusion

Au-delà des performances pures ou des nouveautés esthétiques, certaines innovations développées par Sea-Doo méritent particulièrement l’attention des acteurs des sports sous-marins. Le système iBR (Intelligent Brake and Reverse), permettant de freiner efficacement sur l’eau et de conserver une excellente maîtrise lors des manœuvres, constitue un véritable atout.

Associé à l’IDF (Intelligent Debris-Free Pump System), qui permet de dégager les débris aspirés dans la turbine sans avoir à mettre la machine hors de l’eau, il offre une sécurité supplémentaire dans des environnements où les herbiers, les algues ou les petits branchages sont fréquents.

Pour un usage personnel et récréatif, Sea-Doo propose la gamme la plus diversifiée, fiable et à la pointe de la technologie. Plus qu’une simple vitrine technologique, la gamme Sea-Doo 2026 démontre ainsi que certaines innovations pensées pour le grand public peuvent également trouver une application concrète au service de la sécurité des pratiquants.

À mesure que les compétitions évoluent &que les exigences en matière de sécurité augmentent, il sera intéressant d’observer si ce type de machine trouvera progressivement sa place aux côtés des équipes de sécurité.


© Sea-Doo
Illustration d'un ordinateur de plongée
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Illustration d'un mérou brunIllustration d'un rocher