Première mondiale pour le Cephismer avec la misssion ENTEX 51

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La rédaction
Publié le 17 févr. 2026, modifié le 20 févr. 2026
l'équipe du Cephismer
Quelques instants après la fin de l'ENTEX 51, l'équipe complète ayant oeuvré à la réussite de cette expérimentation extrême prend la pose. Au centre, en blanc, le commandant du Cephismer, Arnaud Le Béguec. © Jean-Michel Mille
Du 27 janvier au mardi 10 février 2026, quatre plongeurs du Cephismer ont vécu à une pression équivalent à – 250 mètres. Soit 14 jours passés dans un caisson hyperbare, entrecoupés de plongée à saturation effectuées en recycleur dans une cuve pressurisée jusqu’à 27,5 bars, soit– 265 mètres !
Un caisson hyperbare
Vu haute du caisson hyperbare avec son espace de vie (à droite) et de la tourelle permettant, via un sas, d’accéder à une cuve, elle-même pressurisée et située à son aplomb, pour les immersions. © Subaqua

ll y a un peu moins d’un an, le centre expert plongée humaine et intervention sous la mer (Cephismer) conduisait une plongée à saturation inédite à une pression équivalent à la profondeur de 200 mètres.

Pendant cette expérimentation d’une durée de dix jours, appelée ENTEX 50 (cinquantième plongée d’ENTraînement Expérimentation), les plongeurs de la Marine nationale réalisaient depuis un caisson hyperbare rattachée à une tourelle, des excursions au recycleur électronique.

L’objectif ? Éprouver cet équipement afin de préfigurer l’avenir de la plongée militaire française dans le cadre de la loi de programmation militaire 2024-2030.

coin toilette du caisson hyperbare
Visite du caisson hyerbare, avec le coin toilette. © Subaqua
L'espace repos © Subaqua
Et la tourelle, avec le sas (au sol) qui permet d'accéder à la cuve. © Subaqua

Adapter l’humain aux grandes profondeurs

En 2026, rebelote avec l’ENTEX 51 qui repousse encore plus la stimulation des profondeurs extrêmes. Ainsi, quatre marins (trois plongeurs en recycleur et une infirmière) ont été placés à une pression équivalent à - 250 mètres dans le cadre d'un protocole qui aura duré 14 jours.

À la clé, des plongées longues (de 45 à 90 minutes) entre – 250 et – 268 mètres, toujours en cuve et en recycleur, pendant lesquelles les plongeurs se sont exercés à réaliser différentes actions : intervention sur un sas de sous-marin, enquête sur un câble sous-marin sectionné, etc.

Le tout à une pression dépassant les 27 bars !



Plongeur réalisant un exercice ou scénario à plus de 250 m de profondeur. © Subaqua
Un plongeur dans la cuve en recycleur
Un plongeur dans un scénario où il doit examiner et prendre des relevés d'un câble sous-marin sectionné . © Subaqua

Nouveau jalon en 2027

Cet exploit, sur lequel nous reviendrons en détail dans le Subaqua 326, ouvre la voie à des opérations militaires humaines en autonomie à grande profondeur dans le cadre de la maîtrise des fonds marins.

Dans ce but justement, un prochain rendez-vous est déjà programmé en 2027, à travers un ENTEX 52 qui devrait être, lui aussi, fort de nouvelles innovations à grande profondeur et affirmer à nouveau les compétences de notre Marine nationale.


Illustration d'un ordinateur de plongée
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Illustration d'un mérou brunIllustration d'un rocher