

ll y a un peu moins d’un an, le centre expert plongée humaine et intervention sous la mer (Cephismer) conduisait une plongée à saturation inédite à une pression équivalent à la profondeur de 200 mètres.
Pendant cette expérimentation d’une durée de dix jours, appelée ENTEX 50 (cinquantième plongée d’ENTraînement Expérimentation), les plongeurs de la Marine nationale réalisaient depuis un caisson hyperbare rattachée à une tourelle, des excursions au recycleur électronique.
L’objectif ? Éprouver cet équipement afin de préfigurer l’avenir de la plongée militaire française dans le cadre de la loi de programmation militaire 2024-2030.



En 2026, rebelote avec l’ENTEX 51 qui repousse encore plus la stimulation des profondeurs extrêmes. Ainsi, quatre marins (trois plongeurs en recycleur et une infirmière) ont été placés à une pression équivalent à - 250 mètres dans le cadre d'un protocole qui aura duré 14 jours.
À la clé, des plongées longues (de 45 à 90 minutes) entre – 250 et – 268 mètres, toujours en cuve et en recycleur, pendant lesquelles les plongeurs se sont exercés à réaliser différentes actions : intervention sur un sas de sous-marin, enquête sur un câble sous-marin sectionné, etc.
Le tout à une pression dépassant les 27 bars !


Cet exploit, sur lequel nous reviendrons en détail dans le Subaqua 326, ouvre la voie à des opérations militaires humaines en autonomie à grande profondeur dans le cadre de la maîtrise des fonds marins.
Dans ce but justement, un prochain rendez-vous est déjà programmé en 2027, à travers un ENTEX 52 qui devrait être, lui aussi, fort de nouvelles innovations à grande profondeur et affirmer à nouveau les compétences de notre Marine nationale.

